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III. Piroulet - de G. Vaur à Piroulet

De Georges Vaur à Piroulet

La petite histoire d'un grand succès

 

C'est à Toulouse que Georges Vaur est né le 19 septembre 1920. Sur la « rive gauche » de la Garonne, tout comme Dominique-Catinou, son glorieux aîné dont il commençait, déjà là, à suivre les traces. Dans ce quartier populaire de Saint-Cyprien où la langue d'oc résonnait encore à longueur de journée. Et dont l'ambiance, par le langage et le comportement des gens, par les manières de vivre, était très proche de l’ambiance rurale de Cadours — le pays de l'ail, à 35 km à l’ouest de Toulouse, donc déjà en terre gasconne — village natal de sa mère, où il fut élevé par ses grands-parents jusqu'à l'âge de 11 ans.

 

Naissance  d'une vocation

Avant même qu'il ne retrouve Saint-Cyprien, c'est là, à Cadours, qu'allait s'éveiller sa vocation théâtrale, auprès d'un oncle merveilleux qui poussait la chansonnette et participait à des spectacles d'amateurs, dans le répertoire de Dranem. Et c'est là qu'il fit, dès l'âge de 10 ans, ses premiers pas sur scène, débuts précoces qui faillirent bien ne pas avoir de lendemain.

La puberté fit subitement de lui un garçon d'une incroyable timidité. Pris de panique à la seule idée de paraître en public, mais dans le même temps tenaillé par sa passion du théâtre, il se borna pendant plusieurs années à aider ses camarades à préparer des spectacles, restant pour sa part caché dans les coulisses.

Pour tenter de le guérir de cette timidité paralysante, ceux-ci lui demandèrent un jour de faire les annonces du spectacle, devant le rideau. Dès la première annonce, le trac le fit tellement bredouiller qu'une voix dans la salle cria : « Zéro !» Cet incident, somme toute bénin, faillit le faire renoncer pour toujours à remonter sur « les planches ».

 

Tu seras typographe, mon fils !

Cependant, ce virus du théâtre ne le dispensait pas d'avoir à se préoccuper d' abord, de la façon dont il gagnerait sa vie plus tard. C’était une époque où on vous inculquait très tôt le sens de cette nécessité première : gagner son croustet. Et dans le milieu familial et social où il grandissait, le métier d'artiste était bien le dernier que l'on puisse envisager pour l'avenir d'un garçon. Ainsi donc, après avoir été un bon élève à l'école publique de Cadours, puis de Saint-Cyprien, à 14 ans il entrait en apprentissage dans une imprimerie, pour faire carrière dans la noble profession du « Livre ».

Il devint un excellent typographe, métier qu'il exerça de 1934 à 1980, finissant sa carrière dans les ateliers de « La Dépêche du Midi » avant de partir à la retraite.

Ce métier, il ne songea jamais à l'abandonner même quand ses succès à la radio, sur scène et dans les films télévisés le consacrèrent vedette du rire dans tout le Midi.

 

Virus  pas mort

Bien entendu, ce n'est pas parce qu'il apprenait le métier de typographe que le virus du théâtre allait l'abandonner. Mais ce n'est qu'au lendemain de la guerre, une fois revenu d'un séjour forcé en Allemagne où l'avait exilé le STO, et une fois marié, qu'il devait reprendre contact avec la scène.

C’est sa femme, Claudine — qui depuis cinquante ans, n'a jamais cessé de l'encourager et de le soutenir avec un admirable dévouement — qui l'y poussa. Connaissant la passion qui l'habitait, devinant les possibilités de son talent, elle l'entraîna au Cercle Saint-Nicolas pour y faire du théâtre en amateur. C'est ainsi qu'a débuté la carrière de nombreux artistes — et des plus grands. Il y fut, du reste, à bonne école, avec les conseils avisés de M. Ouliac et de M. Vidal. M. Ouliac étant, de surcroît, le fondateur et le pilier des « Compagnons du rythme », un groupe vocal qui connaissait alors un vif succès.

 

Quand Georges Vaur  pleurait sur scène

Détail amusant, c'est dans un mélodrame qu'il fut amené à jouer pour la première fois. II mettait à jouer son rôle une si profonde sensibilité qu'il ne pouvait s'empêcher de pleurer sur scène. Au point qu'un de ses copains, dans la salle, bouleversé par son jeu, ne put se retenir de s'exclamer : « Oh ! Le pauvre !» Sortant de scène et trouvant dans les coulisses M. Soula, lui aussi en larmes : « Ne me faites plus jouer des trucs comme ça !, supplia Georges Vaur, ça me rend malade !» Et de ce jour, il décida d'aborder le répertoire comique, commençant par raconter, avec son savoureux accent de « Saint-Cypre », des histoires drôles qui, tout de suite, firent crouler les salles de rire.

C'était en 1946, il y a donc cinquante ans.

 

1949 :  première consécration avec le concours  de chant du « Café Paul »

En 1947, Georges Vaur crée avec quelques copains le groupe « Les J4 ». Mady Mesplé, future vedette internationale de l'art lyrique, était du nombre. Toutefois, c'est en 1949, que son talent recevra sa première grande consécration, avec sa participation au concours de chant du « Café Paul », l'un de ces fameux « grands cafés » toulousains qui avaient acquis grande réputation dans la France entière, par la qualité des spectacles qui y étaient offerts.

Organisé par René Monso (qui devait aussi lancer avec un énorme succès les galas de «catch» à la Halle aux grains, transformée pour la première fois en salle de spectacle avec de simples gradins en béton), ce concours de chant mettait en lice 163 concurrents et allait s'étaler sur un mois et demi. Après avoir franchi haut la main les épreuves sélectives, le 26 avril, au Trianon Palace, où se déroulait la grande finale, Georges Vaur, devant une salle archicomble et enthousiasmée, remportait le premier prix, en catégorie fantaisiste-comique. Cette consécration amorçait l'essor de sa carrière de vedette régionale.

 

II fut « Lamelse »  avant d'être Piroulet

C'est, en effet, à cette occasion, que plusieurs personnes qui devaient, par la suite, l’aider dans la poursuite de sa carrière, découvrirent son talent. Notamment Charles Mouly qui, en tant que journaliste, assurait le compte-rendu du concours pour « La Dépêche du Midi » et qui, en le félicitant après son triomphe, lui dit : «Je suis sûr qu'un jour nous travaillerons ensemble. » Mais l'heure de créer Piroulet n'était pas encore venue. Ce n'est que quelques années plus tard qu'il devait entrer dans l'équipe de rémission de Catinou, pour donner la réplique à Dominique.

Dans 1' immédiat, il fut sollicité de toutes parts pour participer à des galas et plus particulièrement aux soirées de L'Escagarol » qu'animait Gil Dax, artiste d'opérette et de music-hall chevronné. Et ce fut Marcel Davenay, lui aussi homme de théâtre réputé, qui lui ouvrit les portes de la radio dès l'année suivante, en l'engageant pour son émission « Capitole 50 ». Et en le prenant comme partenaire pour créer le duo « Félix et Lamelse » (Georges Vaur étant Lamelse). Ces deux personnages truculents connurent pendant six ans un franc succès, apportant à Georges une première et large popularité.

 

Dominique  passe  le relais à Georges Vaur

En 1956 s'amorce un grand tournant dans la carrière de Georges Vaur. La prédiction de Charles Mouly va se réaliser : ils vont travailler ensemble et sa popularité va prendre un essor décisif avec la naissance du personnage de Pirou­let.

Cette collaboration démarre avec la participation aux émissions de Catinou, aux côtés de Dominique avec qui, il se lie immédiatement d'une solide amitié. A cette époque, Dominique, qui a été victime de graves ennuis de santé, a songé un moment à cesser toute activité. Avec l'approbation du médecin, Charles Mouly l'a convaincu qu'il serait mieux pour lui de garder une activité qui, même réduite, l' aiderait à retrouver le moral et le maintiendrait en forme. Il poursuit donc les émissions hebdomadaires de Catinou, mais il doit renoncer aux tournées de spectacles, trop fatigantes. (Par la suite, il reprendra, dans ce domaine aussi, une certaine activité).

De plus, le coup d'arrêt porté aux tournées a désorganisé son équipe. Il est devenu évident qu'il y a une succession à prendre.

Or, voilà que Georges Vaur, qui rêve de monter une troupe, demande à Charles Mouly de lui écrire une comédie musicale, selon la formule et dans le style de celles qui ont fait le succès de Dominique. Charles Mouly est tout de suite conquis par cette idée. Mais plus de vingt années de travail, et surtout de fraternelle amitié, le lient à Dominique. Il est hors de question que celui-ci puisse être blessé en pensant qu’on veut le pousser vers la sortie. Le projet de Georges n'est envisageable qu'avec l'approbation de Dominique. Depuis toujours, dans l'équipe de Catinou, les sentiments d’amitié ont fait prime. Nouvelle recrue, Geor­ges est sur ce plan de l'amitié, en osmose totale.

Cette approbation, Dominique va la donner sans l'ombre d'une hésitation. En l'accompagnant de sa sincère bénédiction et de chaleureux encouragements. L'affection qu'il a pour Georges n'est pas que paroles en l'air. Il l'apprécie et il l'estime autant pour ses qualités d'homme que pour son talent d'artiste.

« Le soleil luit pour tout le monde !», lui dit-il. Et, non content de lui donner, en quelque sorte, le feu vert pour prendre sa succession sur les scènes méridionales, il sera son « parrain » professionnel, lui apportant ses conseils et son appui avec cette générosité de cœur que, sa vie durant, il manifesta en toutes circonstances. Il lui fera cadeau d'un lot d’accessoires de théâtre et lui cédera le minicar avec lequel il transportait sa troupe, lui-même tenant le volant. Ce petit car, bien connu dans une douzaine de départements, va donc reprendre du service. Pour continuer, comme il l'avait déjà fait pendant tant d'années, à parcourir les routes du Midi, apportant partout le rire et la joie. Simplement, il véhiculera désormais une nouvelle équipe et une nouvelle vedette. Et le nom de Catinou, peint sur ses flancs, aura été remplacé par celui de Piroulet. Il ne pouvait y avoir plus sympathique et plus significatif « passage de relais ».

 

31 mars 1957 : naissance (officielle) de Piroulet

Dès lors, tout va aller très vite. Charles Mouly n'en est pas à sa première expérience. Il a déjà écrit une dizaine d’opé­rettes-bouffes pour Dominique, avec la collaboration de Roland Deffès pour la musique. Reporter-journaliste chaque jour sur le terrain, c'est un marathonien de l'écriture. Saisissant un paquet de pages blanches, il met son stylo en route, imagine un personnage à la mesure de Georges, bâtit le schéma d'une pièce en trois actes, et quinze jours plus tard, remet le texte du premier acte à un Georges Vaur tout de même un peu ébahi. Mais ravi car, sa troupe étant déjà recrutée, les répétitions vont pouvoir commencer sans délai, avant même que l'année 1956 s'achève.

Les deuxième et troisième actes suivront dans la foulée. Ainsi que les couplets et la musique — celle-ci étant composée par Roland Deffès.

 

Grande «  première »  à Cintegabelle

Titre de cette première pièce : « Sacré Piroulet !» Nom dont Charles Mouly a baptisé le personnage-clé et que Georges Vaur — il ne s'en doute peut-être pas encore —va endosser pour le restant de sa vie.

Un titre qui annonce clairement la couleur de la pièce, et un nom dans lequel transparaît déjà le caractère du personnage. La « première » représentation est prévue pour le 31 mars 1957, à Cintegabelle. La nouvelle troupe s'affaire dans les répétitions. Charles Mouly peint lui-même les décors dans son garage. La veille du « jour J », Georges lui donnera la main jusqu' à 2 heures de la nuit pour achever la dernière toile. Et voilà tout le monde sur le pont, pour cette soirée du 31 mars.

Dans les coulisses de la salle des fêtes de Cintegabelle, c'est la grande fièvre et la haute pression. Rompu de fatigue, dévoré par le trac, ce stress des comédiens et des d'auteurs d'autant plus virulent qu'ils ont plus de talent et qu'ils sont plus conscients de leurs responsabilités. Georges est plein d'appréhension. Mais la salle est comble et même archicomble. Et dès que le rideau s'ouvrira, dès que les premières répliques feront fuser les rires et crépiter les bravos, dans le feu de l'action le moral et la pleine forme reviendront au galop.

Après trois heures de cascades de rires, le rideau se referme sur le chœur final, et le public conquis fait une ovation à Georges Vaur et à sa troupe.

Ce soir-là, Piroulet avait fait son entrée dans l'histoire du théâtre populaire méridional. Et, se glissant dans la peau de ce pittoresque personnage, avec un sûr instinct et avec son admirable talent d'amuseur, Georges Vaur avait pris une nouvelle identité.

 

Nouveau départ  pour de nouveaux succès

Désormais, il sera Georges Vaur-Piroulet, et souvent même Piroulet tout court, pour tout le monde et à tout jamais.

C'est sous cette identité qu'il va partir sur les routes à la conquête de vastes publics. Malgré le scepticisme de certains et les sarcasmes jaloux de quelques autres, qui prédisaient une courte carrière à l'entreprise (à noter qu'il en avait été de même lors des premières émissions de Cati­nou), Piroulet allait connaître à son tour un immense succès.

La pièce « Sacré Piroulet !» sera jouée 420 fois. Elle sera suivie de quatre autres : « Le facteur de Cougourdon » (en 1958) ; « Ça sent le pétrole » (en 1960) ; « Oui, mon colonel !» (en 1963) ; « Adam et la poire » (en 1965) qui donneront lieu à plus d'un millier de représentations, sur toutes les scènes du Grand Sud-ouest, dans une douzaine de départements entre Brive et les Pyrénées.

 

« O moun  païs »... Piroulet sur les ondes de  la radio

Né sur scène au printemps 1957, Piroulet va faire son entrée sur les ondes de la radio toulousaine à l'automne suivant, comme vedette de « 0 moun païs !», émission publique de Charles Mouly, avec la participation de Lionel Cazaux et son orchestre.

Charles Mouly et Lionel Cazaux s'étaient déjà trouvés associés pour animer sur la scène du Paramount Palace (grand cinéma depuis longtemps disparu de la place Wil­son), l'émission «Toulouse 45 », qui fut sans doute la première émission de variétés enregistrée en public à Toulouse, et qui connut un extraordinaire succès. A la demande du responsable des programmes de Radio-Toulouse Pyrénées, Jean Bentaberry — dont l'émission « Le bal champêtre » battait aussi, à la même époque, des records de succès — ils vont récidiver avec « 0 moun païs !»

 

« Les Américains » un lieu mythique

Cette émission hebdomadaire démarre sur la scène du Grand Café des Américains (les fameux « Grands Cafés » de Toulouse avaient tous une scène où se produisaient des orchestres et des artistes de music-hall pour des spectacles gratuitement offerts aux consommateurs). Le titre que Charles Mouly lui a donné, les rubriques qu'il a imaginées proclament clairement que cette émission aura un caractère très régional. Par la participation d'artistes exclusivement du cru, par les interviews de personnalités locales que reçoit Pierre Loubens, directeur du «Journal Parlé régional », par l'interprétation d’œuvres d’auteurs eux aussi régionaux.

Georges Perron, le très populaire fondateur des « Cadetous de la Flahuto » anime des jeux. Composé d'instrumentistes de premier choix (dont plusieurs feront plus tard partie de l'Orchestre national de chambre de Toulouse, de réputation internationale), l'orchestre que dirige Lionel Cazaux, lui-même remarquable musicien, ponctue le déroulement de l'émission en apportant une contribution musicale de qualité. Ses chanteurs attitrés, Claude Péraldy et Robert Lloret, déjà bien connus, ont des voix superbes et font merveille.

Pour sa part, Georges Vaur, dans la peau de son nouveau personnage, Piroulet, est chargé d'apporter le rire, en renforçant par son accent et la verve de ses propos le caractère bien toulousain et bien méridional de l'émission. Et lui aussi fait merveille. Dans des mini sketchs dialogués avec le présentateur (ou la présentatrice) de service, par la suite avec deux excellents comédiens : Bemard Isambier et Raymonde Debat. Mais aussi en présentant, au titre de président de « l'Académie de Saint-Cypre », un lexique du pittoresque langage populaire de Toulouse et du Midi. Et en interprétant des chansons en vogue ou très célèbres dans une version en patois.

 

 « Au  pays de cocagne », « Sur les routes  du soleil »

Bientôt, l’émission deviendra itinérante pour aller à la rencontre du public, d'abord dans les divers quartiers de Toulouse, puis dans les villes et même les villages des divers départements du Sud-ouest. En gardant la même formule, les mêmes collaborateurs, mais en variant les thèmes traités, ce qui la fera successivement baptiser « Au pays de cocagne » (avec le parrainage du comité régional du tourisme), « Sur les routes du soleil » (avec, en plus, le parrainage de l'Automobile club du Midi et de la Sécurité routière). « Bravo les jeunes !» (avec le parrainage de Jeunesse et Sports), elle durera jusqu'en 1966.

Elle ne prendra fin, après neuf années de succès, que pour cette cause imprévisible : Charles Mouly est amené à cesser son activité radiophonique. Pour protester contre l'introduction de la publicité sur les antennes de la radio et de la télévision nationales, le syndicat de la presse quotidienne régionale demande à tous les journalistes professionnels, titulaires de la carte de presse, de ne plus collaborer avec la RTF ou la TV (ils sont effectivement nombreux à participer aux journaux parlés régionaux ou à assurer des émissions diverses). Charles Mouly doit s'incliner. L'émission ne survivra pas à son départ.

 

Piroulet vole de ses  propres ailes

Ces neuf années de radio pendant lesquelles, parallèlement, il a lui aussi parcouru la région avec sa propre troupe, ont contribué à accroître et consolider la popularité de Georges Vaur-Piroulet. Sa carrière et sa notoriété de vedette régionale vont du reste prendre encore plus d'essor avec d'éclatantes réussites dans de nouveaux domaines.

 

35 films  pour la TV et pour le cinéma

Il lui restait à faire son entrée à la télévision. C'est par la grande porte qu'il la fera, en 1971, en participant au tournage du téléfilm « Le temps d'un été », de Maurice Faile­vic. Ce dernier, à la recherche d'un comédien authentiquement régional, l'a engagé sur la recommandation de Christian Marc, de FR 3 Toulouse. Cette première expérience devant les caméras sera tout à fait concluante. Une fois de plus, le talent de Georges fait brillamment ses preuves. Il figurera au générique de tous les téléfilms que Mau­rice Failevic tournera dans la région. Mais bien d'autres réalisateurs vont aussi faire appel à lui : Christian Marc, Mitrani, Vergez, J. D. Simon, B. Queisanne, Jacques Er-taud, Louis Malle, Win, Jacques Krier.

Ainsi, de 1971 à 1995, il participera à 35 films destinés à être diffusés sur les antennes de la TV ou à être projetés dans les salles de cinéma. Beau palmarès !

 

 « Le rugby à Toulouse »... mieux qu'un essai transformé

Le 14 janvier 1973, autre date marquante pour Georges Vaur-Piroulet : ce jour-là, c'est une grande émission télévisée, « Le Luron du dimanche », qui l’accueille. Avec sa verve habituelle, il raconte son histoire « Le rugby à Toulouse» qui relate les mésaventures d'un brave paysan aveyronnais, égaré au Stadium de Toulouse, où il assiste au match du TAC contre le TUC. Des millions de spectateurs découvrent un amuseur champion et sont pliés de rire. Dès le lendemain, cette histoire fait florès dans tout le Midi. Le studio Junque, de Jurançon, s'empresse d'en faire un 45 tours qui se vend comme des petits pains. Aujourd’hui, tout le monde connaît l'histoire du « Rugby à Toulouse ». Le public ne se lasse pas de l'entendre. Et quand Piroulet est sur scène, on ne manque pas de la lui demander.

 

Piroulet aux côtés des  plus  grandes vedettes

Comédien comique, chanteur, conteur : Georges Vaur-­Piroulet est un artiste éclectique, capable de s'adapter avec bonheur à tous les genres. On l'a applaudi dans des représentations d'opérettes, classiques ou très connues, comme « Rêve de valse », « Le pays du sourire », «Les 28 jours de Clairette », « La cocarde de Mimi Pinson », « Véronique », « L'auberge du Cheval Blanc », « Méditerranée ».

En 1986, le Grenier de Toulouse, centre dramatique national, lui a demandé de tenir un rôle dans « Le terrain de Bouchaballe », de Max Jacob, qu'il a joué pendant un mois à Paris, salle Gemier.

Enfin, avec son « tour de chant » personnel d'artiste de variété, il s'est produit dans d'innombrables galas, souvent en complément de grandes vedettes. Ce qui lui a valu de se trouver à l' affiche aux côtés des stars les plus prestigieuses de la chanson et du music-hall, comme Claude François, Serge Lama, Julien Clerc, Mouloudji, Roger Pierre et Jean-Marc Thibaut, Guy Béart, Georgette Le­maire, Isabelle Aubret, Linda de Souza, David-Alexandre Winter, Thierry Le Luron, Charles Trenet, etc.

 

 

Sur les écrans de télévision

Le jour où la France entière découvrit le talent de Georges Vaur

La diffusion par FR 3, de « Premier voyage », de Jacques Krier, a révélé aux téléspectateurs de la France entière un comédien étonnant de naturel, profondément émouvant par la simplicité et la gentillesse qui émanent de toute sa personne : Georges Vaur, partenaire de Rufus.

Pour les téléspectateurs de notre région, ce n'était pas une découverte. La participation de Georges Vaur à ce film télévisé n'était pour eux que la confirmation d'un talent qu'ils apprécient depuis longtemps et surtout l'occasion de regretter qu'on ne l'utilise pas mieux et davantage dans les émissions télévisées toulousaines.

Voilà vingt ans, en effet, à quelques semaines près, que Georges Vaur est devenu « Piroulet ». Et ce vingtième anniversaire coïncide avec son passage à la TV, mais aussi avec la quatre centième représentation de « Sacré Piroulet ! », l'une des quatre opérettes dans lesquelles il s'est produit sur toutes les scènes de notre Sud-ouest...

 

Une mésaventure de Charles Trenet...

et un gala sauvé par le talent de « Piroulet »

Georges Vaur-Piroulet, ce soir-là, à Réquista, en Aveyron, devait participer à un gala dont la vedette était Charles Trenet. Or, à mesure que l'heure du spectacle, à 21 heures, approchait, l'inquiétude des organisateurs grandissait : Charles Trenet, qui devait arriver par la route depuis Montpellier, n'était pas encore là.

A 21 heures, il n'était toujours pas arrivé. Et pas davantage à 21 h 30 ! Le public, entassé dans la salle s'impatientait. Georges étant chargé d'assumer la première partie du spectacle, on lui demande de commencer. Et Georges, avec son brio habituel « brûle les planches ». Les rires fusent, le public est ravi. Mais les organisateurs sont à deux doigts de l'apoplexie. A 22 heures, toujours pas de Charles Trenet ! Heureusement « Piroulet » tient bien la scène et il peut la tenir longtemps encore. Pour lui, c'est un jeu, et le public — qui ne se doute de rien — s'amuse follement en sa compagnie.

Enfin, à 22 h 30, une voiture américaine débouche en trombe sur la place et Charles Trenet en sort, dans un état de surexcitation extrême. Il n'avait pas imaginé, son chauffeur non plus, que sur les routes aveyronnaises, une voiture capable de rouler aisément à 100 km/h de moyenne ne pourrait faire que du 50, ce qui a doublé le temps prévu pour le trajet. Enfin bref ! Il est là. Mais le temps de se remettre de cette course éprouvante et de se préparer, c'est à 23 heures passées, qu'il monte sur scène, pour chanter une dizaine de chansons en tout et pour tout. Avec une heure de retard sur celle prévue — une heure qui, heureusement pour le public, est passée sans douleur grâce à Pirou­let.

Le mot de la fin sera cette réflexion d'un organisateur, tout de même souriant après ces fortes émotions : « Macarel ! On a passé plus de temps à lui compter son argent qu'il n'en avait passé sur la scène... »

 

L'amuseur ambulant

Où en est aujourd'hui Georges Vaur-Piroulet, après cinquante ans de succès ininterrompu, durant lesquels il a déchaîné des cascades de rire aux quatre coins de notre Grand Sud-ouest ? Eh bien ! Septuagénaire bien vert, il continue de courir les routes. Pour apporter du rire partout où on le demande, parce qu'on a envie de passer quelques joyeux moments et que l'on sait qu'avec lui on ne va pas pleurer. Sauf, peut-être, à force de rire.

Son « tour de chant » est un véritable « one man show », comme on dit aujourd'hui (traduisez: un spectacle à un seul homme) qui peut durer une heure et demie. Et il déchaîne toujours autant de rires.

Conteur, il est d'une drôlerie irrésistible dans sa fameuse histoire du « Rugby », mais aussi bien dans le « Pescayré de Venerque » et bien d' autres joyeusetés.

Chanteur, il continue aussi de pousser gaillardement refrains et couplets de plaisantes chansons comme « Lou Camin de Cantolauseto », « Aquo es Toulouso », « L'occitan intégral», composées par son ami Jean Besse, qu'il a baptisé « Le Scotto toulousain ».

 

Gala avec Julien Clerc

... mais il y avait aussi une autre vedette

Voici un extrait du compte rendu (paru dans «La Dépêche du Midi » d'un gala donné a Lannemezan avec Julien Clerc en vedette :

Mais il y avait aussi une autre vedette à ce gala, plus modeste certes, mais qui se tailla elle aussi sa bonne part de succès. Nous voulons parler de Piroulet dont les histoires, parfois salées, mais jamais vulgaires, ont fait rire jeunes et vieux. Son accent bien de chez nous, ses mimiques, sa manière de truffer ses phrases de mots patois ou d'expressions gasconnes ont enchanté le public de la salle des fêtes. Bravo donc à Piroulet!

 

Sacré Piroulet, 1996.


Date de création : 01/04/2013 @ 16:20
Dernière modification : 01/04/2013 @ 16:20
Catégorie : III. Piroulet
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