La saga de Catinou
Le père créateur
Bande dessinée
Cuisine de Catinou
Remèdes d'autrefois
Touristes au pays
Calendrier
Lettre d'information
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
S'abonner
Se désabonner
55 Abonnés
Visites

   visiteurs

   visiteurs en ligne

Ecoutez la Catinou - Catinou al telefono : suite et fin.

Chère auditrice, cher auditeur,

Vous pouvez écouter la voix de Catinou et suivre le texte de Charles Mouly en même temps. Vous pouvez aussi accéder à la traduction du texte, juste en dessous.
Dernièrement, vous avez pu retrouver sur le site la voix de la Catinou originelle, Gaston Dominique, dans un sketch qui l’avait menée à la Poste à Toulouse.
Cet enregistrement figurait sur un 33 tours vinyle édité par DiscÒc. L’histoire semblait se terminer « en queue de poisson », et en voici l’explication probable : les enregistrements originaux des « Pescofis » étaient gravés sur des 78 tours souples. Ils ont subi des dégradations importantes au fil du temps, et la fin de ce sketch était sûrement inaudible.
Nous avons retrouvé le texte complet dans le supplément de La Dépêche N° 1. Michel Saint-Raymond, se glissant dans la peau des personnages minjesébiens, a enregistré la fin de l’histoire.

Enfin, vous pouvez récupérer le fichier sonore MP3 en cliquant ICI (si le téléchargement ne fonctionne pas, faire un clic droit sur le même lien puis "enregistrer la cible du lien sous...").
Bonne écoute !

Enregistrement audio de la Catinou.

 

CATINOU AL TELEFONO : suite et fin.

 

PHRASIE. - Et le Jacouti ? Que debenio dins aquel trembloment ?

CATINOU. - Laisse-moi parler... A la fin, trobi las allumettos et aluqui uno candèlo. Juste à n'aquel moument me soubeni qu'abio pourtat l'ustensile chez l'estamaire per le faire petassar ! Alabes, je m'arrebire... et qu'est-ce que je vois, pauvre monde !

PHRASIE (effrayée d'avance). - Jèsus Moun Diou Nostre Segne !

CATINOU. - Besi le Jacouti sur la descento de lieit, blanc coumo un peillot : m'abio remplit un esclop !

PHRASIE. - Abio fait coumo abio pougut, le paurot...

CATINOU. - Coumo dises !... Alabes le lendouma mati, abèm fait beni le medeci. Mès i a pas re coumpres... ai bist aco tout de suito.

PHRASIE. - De qu'à dit le medeci ?

CATINOU. - A dit qu'èro de... l'auto... en taxi... location... Enfin, le Jacouti qu'es pas mountat en auto belèu un soul cop dempei la guèrro... encaro mens en taxi... tout juste se pren le tramouè de temps en temps !...

PHRASIE. - Les médecis aouei on i coumpren pas re : soun trop sabents.     

CATINOU. - Alabes le me cal purgar, et cal pas que mange de qualques jouns, el qu’aimario mai manjar dus cops que s’en passar uno !

L'EMPLOYE. - Frèttemounil... cabine 3 !

CATINOU (affolée). - Boudiou ! Et ount es aco ?

L'EMPLOYE. - Allons, mademoiselle, dépêchez-vous ! Vous avez Séraphine au bout du fil...

CATINOU. - Au bout du fil ? Et où il est le fil ?

L'EMPLOYE . Cabine 3... là, en face de vous.

CATINOU. — Jésus ! Qu'aco's escur !... Pourai pas passar la porto !

L’EMPLOYÉ. - Parlez, voyons ! Parlez !

CATINOU. - Et à qual parlar ? I a pas digus !...

L'EMPLOYE. - Prenez l'écouteur, là... et dites : Allo ! Allo !... Vous n'entendez rien ?

CATINOU (mettant l'écouteur à l'oreille gauche). - Et nani, entendi pas re ! Soui sourdo d'aquesto aureillo !...

L'EMPLOYE. - Alors écoutez de l'autre !

CATINOU (mettant l'écouteur à l'oreille droite). - I abioi pas pensat...

L'EMPLOYE. - Allo, ici Toulouse...

CATINOU. - Allo, ici Toulouse... Hep ! Digatz moussu le P.T.T., parlo patouès bostre utis ?

L'EMPLOYE. - Bien entendu !

CATINOU. - Alabes ba pla !... Allo ! Aco's tu Séraphino ? C'est toi pauvrote ? Comment ça va ?... Justement ça va pas... Iou bau pas trop mal... mès le Jacouti le paurot es pla mal foutut. A trop manjat de sardos !... De que fas coïre ? Fas pas coïre de sardos belèu ? Malfise toi, pauvrote !... Pourquoi je te dis ça? Entendi de graisso que cois dins la padeno... Ah ! C'est pas la padène ? C'est le taléphone ? Me rassuros. Mais surtout ne fais pas cuire des sardes, moun fil... Allo! Allo !... A l'aygo !... Entendi pas re mai... Allo ! Le, 70-45 ?... coumpreni pas... Si c'est moi ? Oui c'est moi... Que je ne coupe pas ? Et que bouletz que coupe ?... Allo ! Le 70-45 ?... I ten aquel type !... Oui, 70-45... De que ? De que disetz ? Qu'il faut le transporter d'urgence à l’hôpital ?... Il faut lui amputer la jambe ? Mès nani, es le bentre que i fa mal !... e boli pas que lou prengon à l’hospital, ni que i metton uno cambo de bouès !... Allo ! Vous envoyez une auto pour le prendre ? Mès boli pas d’aco iou... je m’y oppose. Comment ? M. Bardole ? Et nani soui pas M. Bardole... Soui Madame Catinou Pifrette... Il y a erreur ? Pensi be ! Mès i fa pas re, le mounde soun fadorlos de bous fa d’emoutiouns pareillos ! Qu’un utis, aquel utis !... Allo ! Allo !... Ah ! Sios aqui Séraphino ?... Et ount èros passado ? Ah !... Ai croumpat un parel de soulièrs pel tiou ome... de soulièrs d’oucasiou pardi !... al mercat de las piouzes... 70 francs... es pas car... n’i a un de haut l’autre de bas, mès se beidra pas : a toujoun les pantalouns qu’i toumbon sus garrous...

UN CLIENT IMPATIENT. - Alors, vous avez loué la cabine pour la journée ?

CATINOU. - Parfètoment que l’ai lougado !... Allo ! Allo !... la communication elle est coupée ? Mancabo pas qu’aco !...

LE CLIENT IMPATIENT. - Alors vous vous décidez à partir ?

CATINOU. - Toumbatz pla... je m’en vais. (Elle s’éloigne tranquillement)

L’EMPLOYÉ. - Hep ! Hep ! Mademoiselle ! Vous me devez 100 fr 85...

CATINOU (suffoquée). - 100 fr 85 ?... Hé bé ! Manquatz pas de toupet ! Ai pas pougut talephounar !... 100 fr 85 ! Tè, aqui 5 francs moussu le P.T.T... Arrengo-te ame la mounedo ! (Elle s’en va majestueusement).

 

Traduction :

 

PHRASIE. - Et Jacouti ? Qu’est-ce qu’il devenait, dans ce tremblement ?

CATINOU. - [...]... A la fin, je trouve les allumettes et j’allume une chandelle. Juste à cet instant, je me souviens que j’avais porté l’ustensile chez l’étameur pour le faire réparer ! Alors, je me retourne... [...]!

PHRASIE (effrayée d'avance). - Jésus Mon Dieu Notre Seigneur !

CATINOU. - Je vois Jacouti sur la descente de lit, blanc comme un linge : il m’avait rempli un sabot !

PHRASIE. - Il avait fait comme il avait pu, le pauvre petit...

CATINOU. - Comme tu dis !... Alors le lendemain matin, nous avons fait venir le médecin. Mais il n’y a rien compris... je l’ai vu tout de suite.

PHRASIE. - Qu’est-ce qu’il a dit, le médecin ?

CATINOU. - Il a dit que c’était de... l'auto... en taxi... location... Enfin, Jacouti qui n’est peut-être pas monté une seule fois en auto depuis la guerre... encore moins en taxi... tout juste s’il prend le tramway de temps en temps !...

PHRASIE. - Les médecins, aujourd’hui, on n’y comprend rien : ils sont trop savants.     

CATINOU. - Alors il faut que je le purge, et il ne faut pas qu’il mange de quelques jours, lui qui préférait manger deux fois que de s’en passer une !

CATINOU ([...]). - Boudiou ! Et où c’est ça ? [...]

- Jésus ! que c’est obscur !... Je ne vais pas pouvoir passer la porte ! [...]

- Et à qui parler ? Il n’y a personne !... [...]

- Et non, je n’entends rien ! Je suis sourde de cette oreille !... [...]

- Je n’y avais pas pensé...

[...]... Hep ! Dites, monsieur le P.T.T., il parle patois, votre outil ? [...]

- Alors ça va !... Allo ! C’est toi, Séraphine ? C'est toi ma pauvre petite ? [...]... Moi je ne vais pas trop mal... mais Jacouti, le pauvre, il est mal fichu. Il a trop mangé de sardines !... Qu’est-ce que tu fais cuire ? Tu ne fais pas cuire des sardines, peut-être ? Méfie-toi, ma pauvre petite !... [...] J’entends de la graisse qui cuit dans la poêle... Ah ! C'est pas la poêle ? C'est le téléphone ? Tu me rassures. Mais surtout ne fais pas cuire des sardines, ma petite... [...] A l'eau !... Je n’entends plus rien... [...]... je ne comprends pas... [...] Et que voulez-vous que je coupe ?... [...]... Il y tient, ce type !... [...]... Quoi ? Qu’est-ce que vous dites ? [...] Mais non, c’est le ventre qui lui fait mal !... et je ne veux pas qu’on le prenne à l’hôpital, ni qu’on lui mette une jambe de bois !... [...]? Mais je ne veux pas de ça, moi... [...]? Et non, je ne suis pas M. Bardole... Je suis Madame Catinou Pifrette... [...]? Je crois bien ! Mais ça n’y fait rien, les gens sont fous de vous faire des émotions pareilles ! Quel outil, cet outil !... Allo ! Allo !... Ah ! Tu es là, Séraphine ?... Et où étais-tu passée ? Ah !... J’ai acheté une paire de souliers pour ton mari... des souliers d’occasion pardi !... au marché aux puces... 70 francs... ce n’est pas cher... Il y en a un qui est haut et l’autre bas, mais ça ne se verra pas : il a toujours les pantalons qui lui tombent sur les chevilles... [...]

- Parfaitement que l’ai louée !... [...]? Il ne manquait plus que ça !... [...]

- Vous tombez bien... je m’en vais.

-... Hé bé ! Vous ne manquez pas de toupet ! Je n’ai pas pu téléphoner !... [...]! Tenez, voici 5 francs monsieur le P.T.T... Arrange-toi avec la monnaie ! ([...]).


Date de création : 19/08/2014 @ 15:37
Dernière modification : 19/08/2014 @ 15:37
Catégorie : Ecoutez la Catinou
Page lue 1114 fois


Prévisualiser Prévisualiser     Imprimer l'article Imprimer l'article


Documents
Spécial !

Nous contacter :

Lous Coumedians Minjecebols

Eliane RAULET
"Le village"
31420 Saint-André
06.70.35.17.75
eliane.raulet@wanadoo.fr

Michel Saint-Raymond
"Le Herrot"
31230 AGASSAC
06.83.25.54.68
michel.saint.raymond@gmail.com
Recherche



Préférences

Se reconnecter
---

Votre nom (ou pseudo) :

Votre code secret


 Nombre de membres 7 membres


Connectés :

( personne )
^ Haut ^